Paris, la ville lumière, le rêve de millions de Français. Mais aussi le casse-tête immobilier numéro un du pays. Après 15 ans dans l’immobilier, laissez-moi vous dire une chose : acheter à Paris en 2026, c’est possible, mais faut savoir où et comment. Je vois passer dans mes agences Stéphane Plaza Immobilier des acheteurs qui fantasment sur un appartement haussmannien du 6e arrondissement avec leur budget de T2 dans le 19e. La réalité parisienne, c’est 9 827 euros le m² en moyenne, mais ça peut aller de 6 000 à 15 000 euros selon où vous mettez les pieds. Aujourd’hui, je vais vous expliquer comment acheter intelligent à Paris sans vous ruiner. Parce que croyez-moi, avec les bons conseils, même la capitale peut devenir accessible.
Paris 2026 : le marché a-t-il vraiment repris ?
Une reprise timide mais réelle
Alors voilà où on en est début 2026. Le prix moyen au mètre carré à Paris atteint 9 827 euros, avec une hausse de 1,8% sur un an. C’est mieux que la dégringolade de 2023-2024 où les prix avaient chuté de 7% cumulés. Mais restons lucides, on est encore 11% en dessous du pic historique de 2020. Le marché parisien respire un peu, mais c’est loin d’être l’euphorie. Les transactions repartent doucement, portées par des taux de crédit stabilisés autour de 3,10 à 3,25% et un retour progressif des acheteurs qui avaient mis pause à leurs projets.
Des arrondissements à deux vitesses
Ce qui frappe en 2026, c’est le grand écart entre les arrondissements. Le 11e explose avec une hausse de 18% en 2025, passant de 9 800 à 11 500-13 200 euros le m². Le 13e et le 20e suivent avec des progressions de 12 à 15%. Pourquoi ? Ces quartiers longtemps sous-évalués attirent maintenant les jeunes actifs, les familles et les investisseurs malins. À l’inverse, les arrondissements centraux stagnent ou grimpent mollement. Le 6e reste scotché à 14 595 euros le m², le 7e et le 1er dépassent les 13 000 euros mais ne bougent quasiment plus. La gentrification se déplace vers l’est et le nord de Paris.
Le pouvoir d’achat immobilier des Parisiens
Parlons concret maintenant. Avec un salaire médian parisien et un taux d’endettement de 35%, un ménage peut acheter en moyenne 72 m² à Paris. C’est mieux que les 65 m² de 2023, grâce à la baisse des taux. Mais comparé aux 85 m² accessibles en 2020, on a perdu du terrain. Pour un T2 de 50 m², vous débourserez entre 300 000 euros (19e, 20e) et 750 000 euros (6e, 7e). Pour un T3 de 70 m², comptez 420 000 à plus d’un million d’euros. Paris reste la ville la plus chère de France, mais certains arrondissements deviennent enfin abordables.
| Indicateur | 2023 | 2024 | 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|---|
| Prix moyen au m² | 10 800 € | 9 650 € | 9 827 € | +1,8% (1 an) |
| Nombre transactions (12 mois) | 42 000 | 48 000 | 53 000 (estim.) | +10% (1 an) |
| Taux crédit moyen | 4,10% | 3,50% | 3,15% | -0,35 point |
| Surface accessible (ménage médian) | 65 m² | 68 m² | 72 m² | +7 m² |
| Délai vente moyen | 95 jours | 78 jours | 65 jours | -13 jours |
Le retour des Parisiens après l’exode Covid
Phénomène intéressant que j’observe dans mes agences : le retour des Parisiens. Après la ruée vers les maisons de banlieue pendant le Covid, beaucoup reviennent. Le télétravail s’est normalisé à 2-3 jours par semaine, pas 5. Résultat, les trajets quotidiens redeviennent pénibles. Les familles qui avaient acheté loin se rendent compte qu’elles ont perdu en qualité de vie. Paris redevient attractif pour sa densité de services, ses transports, sa culture. Cette demande renouvelée explique en partie la reprise des prix dans certains arrondissements populaires.
Peut-on encore acheter à Paris avec un budget moyen ?
Les arrondissements accessibles : l’est et le nord parisien
Bonne nouvelle, tous les arrondissements ne coûtent pas un bras. Le 19e affiche des prix autour de 7 500 à 8 200 euros le m², avec des secteurs comme Buttes-Chaumont ou Bassin de la Villette qui montent en gamme. Pour 350 000 euros, vous pouvez viser un T3 de 45 m² ou un T2 spacieux de 50 m². Le 20e, avec ses 8 200 à 8 600 euros le m², offre encore des opportunités autour de Gambetta ou Ménilmontant. Le 13e, en pleine transformation avec ses tours modernes et le nouveau quartier d’affaires, tourne autour de 8 500 à 9 500 euros le m². Ces trois arrondissements concentrent l’essentiel des primo-accédants.
Le 18e, hors Montmartre qui est hors de prix, propose des biens entre 8 000 et 9 500 euros le m² vers Marcadet ou Porte de Clignancourt. Le 10e, autour du Canal Saint-Martin et République, grimpe vite mais reste sous les 10 000 euros le m² dans certains secteurs. Enfin, le 12e, avec Bercy et Gare de Lyon, oscille entre 8 500 et 9 500 euros le m². Ces arrondissements ne sont plus périphériques dans les têtes, ils deviennent mainstream.
Les arrondissements en forte hausse : investissez maintenant
Si vous avez un peu plus de budget et voulez miser sur la valorisation, regardez le 11e. Ce secteur autour de Bastille et Oberkampf a explosé avec une hausse de 18% en 2025. Les prix tournent maintenant autour de 11 500 à 13 200 euros le m², mais la demande reste folle. Les jeunes actifs adorent l’ambiance branchée, les restos, les bars, la proximité du Marais. Le 9e, autour de Pigalle et Saint-Georges, commence aussi à décoller. Encore sous les 10 500 euros le m² dans certaines rues, c’est le prochain candidat à la gentrification.
Le 14e, secteur Montparnasse et Alésia, se stabilise autour de 9 500 à 10 500 euros le m². C’est un quartier familial tranquille qui attire les acheteurs en quête de calme sans s’exiler en périphérie. Le 15e, plus cher, reste une valeur sûre entre 10 000 et 12 000 euros le m² selon les secteurs. Beaugrenelle et la Tour Eiffel côté sud sont les plus demandés.
Les arrondissements hors de prix : pour les budgets illimités
Soyons clairs, certains arrondissements resteront inaccessibles au commun des mortels. Le 6e culmine à 14 595 euros le m², avec des pointes à 16 000-18 000 euros dans les rues emblématiques comme Saint-Germain-des-Prés. Le 7e dépasse les 13 500 euros le m², porté par la proximité de la Tour Eiffel et des ministères. Le 8e, avec les Champs-Élysées, tourne autour de 12 000 à 14 000 euros le m². Ces arrondissements attirent une clientèle internationale fortunée, des investisseurs patrimoniaux et quelques Français très aisés. Si vous ne gagnez pas au moins 150 000 euros par an à deux, oubliez.
Le 1er, 4e (Marais), 5e (Quartier Latin) restent aussi très chers, entre 11 500 et 13 500 euros le m². Le 16e, secteur résidentiel chic, affiche 11 000 à 13 000 euros le m². Ces arrondissements ne connaissent jamais de vraie baisse, juste des ralentissements. La pierre y est considérée comme une valeur refuge.
| Catégorie | Arrondissements | Prix moyen m² | Budget T2 (50 m²) | Profil acheteur |
|---|---|---|---|---|
| Accessibles | 19e, 20e, 13e, 18e (hors Montmartre) | 7 500 – 9 500 € | 375 000 – 475 000 € | Primo-accédants, jeunes actifs |
| En forte hausse | 11e, 9e, 10e, 12e | 9 500 – 13 200 € | 475 000 – 660 000 € | Cadres, investisseurs valorisation |
| Stables intermédiaires | 14e, 15e, 17e | 9 500 – 12 000 € | 475 000 – 600 000 € | Familles, résidence principale |
| Très chers | 1er, 4e, 5e, 7e, 8e, 16e | 11 500 – 14 000 € | 575 000 – 700 000 € | CSP++, patrimoniaux |
| Hors de prix | 6e (Saint-Germain) | 14 595 – 18 000 € | 730 000 – 900 000 € | Fortunés, internationaux |
La petite couronne : l’alternative maligne
Si Paris intra-muros explose votre budget, regardez la petite couronne. Montreuil, Bagnolet, Pantin proposent des prix entre 4 500 et 6 500 euros le m², soit deux fois moins cher que Paris. Vous êtes à 10-15 minutes de République en métro. Saint-Ouen, Saint-Denis, Aubervilliers se développent à vitesse grand V avec le prolongement des lignes et les projets urbains post-JO. Les prix y grimpent de 5 à 8% par an. Levallois-Perret, Neuilly (si budget), Boulogne-Billancourt offrent un cadre plus chic mais plus cher, entre 7 000 et 11 000 euros le m². Vincennes, Montreuil côté château, ou Charenton restent des valeurs sûres familiales.
Les arrondissements accessibles en 2026 : où mettre les pieds
Budget primo-accédant : 250 000 à 400 000 euros
Avec ce budget, vous visez un studio ou T1 dans Paris, ou un T2 dans les arrondissements périphériques. Pour 300 000 euros, vous pouvez acheter un T1 de 30 m² dans le 19e ou 20e, ou un studio de 23 m² dans le 11e ou 12e. C’est serré mais c’est la porte d’entrée parisienne. Si vous montez à 400 000 euros, vous accédez à un T2 de 45 m² dans le 13e ou 18e, ou un T1 spacieux de 40 m² dans le 10e ou 11e. Ces biens intéressent les jeunes actifs célibataires, les couples sans enfant et les investisseurs locatifs visant les étudiants ou jeunes salariés.
Budget intermédiaire : 400 000 à 650 000 euros
Là, vous entrez dans le vrai marché parisien. Pour 500 000 euros, vous visez un T2 de 50 m² dans le 11e, 12e ou 14e, ou un T3 de 60 m² dans le 19e ou 20e. C’est le budget le plus fréquent dans mes agences Stéphane Plaza Immobilier. Avec 650 000 euros, vous accédez à un T3 de 65 m² dans le 10e ou 11e, ou un T3 spacieux de 75 m² dans le 13e. Ces surfaces conviennent aux couples avec un enfant, aux trentenaires qui s’installent, aux familles recomposées. La revente est fluide car c’est le cœur de cible du marché.
Budget confortable : 650 000 à 1 million d’euros
Avec ce budget, vous pouvez viser les arrondissements centraux ou de grands espaces en périphérie. Pour 800 000 euros, vous achetez un T3 de 70 m² dans le 9e ou 15e, ou un T4 de 90 m² dans le 13e ou 20e. À un million, vous accédez à un T4 de 80 m² dans le 11e ou un T3 de 70 m² dans le 7e ou 6e. Ces biens attirent les familles avec plusieurs enfants, les cadres supérieurs, les professions libérales. La demande reste forte mais plus sélective.
Budget élevé : au-delà d’un million d’euros
Au-dessus du million, vous entrez dans le segment du luxe parisien. Pour 1,5 million, vous trouvez un T4 de 100 m² dans le 6e ou 7e, ou un T5 de 120 m² dans le 11e ou 14e. À 2 millions et plus, vous accédez aux appartements haussmanniens d’exception, aux duplex avec terrasse, aux biens avec vue Seine. Ce marché fonctionne en circuit fermé, avec des acheteurs souvent fortunés, des héritages, des ventes de sociétés. Les agences classiques touchent rarement ces biens, c’est le royaume des chasseurs immobiliers et des réseaux privés.
| Budget | Type bien Paris centre | Type bien arrondissements accessibles | Mensualité crédit (25 ans, 3,20%) |
|---|---|---|---|
| 250 000 € | Studio 20 m² (11e, 12e) | T1 28 m² (19e, 20e) | 1 220 € |
| 400 000 € | T1 35 m² (10e, 11e) | T2 45 m² (13e, 18e, 20e) | 1 950 € |
| 550 000 € | T2 50 m² (11e, 12e, 14e) | T3 65 m² (19e, 20e) | 2 680 € |
| 750 000 € | T3 65 m² (9e, 10e, 15e) | T4 85 m² (13e, 20e) | 3 655 € |
| 1 000 000 € | T4 80 m² (11e) ou T3 70 m² (6e, 7e) | T5 110 m² (19e, 20e) | 4 875 € |
| 1 500 000 € | T4 100 m² (6e, 7e) ou T5 120 m² (11e) | Grande maison petite couronne | 7 310 € |
Les frais cachés qui plombent le budget
Ne vous arrêtez jamais au prix d’achat affiché. À Paris, les frais de notaire représentent 7 à 8% dans l’ancien, soit 56 000 euros sur un achat à 700 000 euros. Dans le neuf, ça tombe à 2 à 3%. Les frais d’agence, souvent à la charge du vendeur, peuvent parfois être répercutés sur l’acheteur, ajoutant 3 à 5% au prix. Les charges de copropriété parisiennes sont élevées : comptez 150 à 300 euros par mois pour un T2, jusqu’à 500 euros pour un T4 avec ascenseur, gardien et espaces communs. Sur 25 ans, ça représente 45 000 à 150 000 euros. Enfin, si le bien nécessite des travaux, provisionnez 1 000 à 2 000 euros le m² selon l’ampleur. Un T3 à rafraîchir peut vous coûter 30 000 à 50 000 euros supplémentaires.
Stratégies financement pour acheter à Paris : les clés du succès
L’apport : combien faut-il vraiment
À Paris, l’apport fait toute la différence. Théoriquement, 10% suffisent pour couvrir les frais de notaire et garantir le prêt. Mais dans la pratique, je conseille 20 à 30% pour trois raisons. D’abord, ça réduit vos mensualités et améliore votre taux d’endettement. Ensuite, ça rassure les banques qui prêtent plus facilement. Enfin, ça vous permet de négocier un meilleur taux. Sur un achat à 500 000 euros, un apport de 150 000 euros (30%) vous fait économiser 0,20 à 0,30 point de taux, soit 15 000 à 25 000 euros sur 25 ans. Si vous n’avez pas d’apport, regardez du côté de la famille (donation ou prêt familial), de votre épargne salariale ou de la revente d’un premier bien.
Le PTZ à Paris : encore accessible en 2026
Le prêt à taux zéro reste un levier puissant pour les primo-accédants parisiens. Vous pouvez emprunter jusqu’à 40% du prix d’achat dans le neuf, sans intérêts, dans la limite de plafonds de ressources. Pour un couple sans enfant, le plafond est fixé à 74 000 euros de revenus annuels. Le montant maximum du PTZ atteint 138 000 euros pour un couple avec deux enfants. Sur un achat à 450 000 euros dans le neuf, le PTZ peut couvrir 138 000 euros, réduisant considérablement votre crédit principal. Attention, le PTZ ne concerne que les primo-accédants (pas propriétaire les deux dernières années) et exige d’acheter en résidence principale.
L’achat en copropriété : optimiser les charges
Les charges de copropriété parisiennes peuvent tuer votre budget. Dans un immeuble haussmannien avec ascenseur, gardien, chauffage collectif et espaces communs, comptez 200 à 400 euros par mois pour un T3. Certaines copropriétés mal gérées dépassent les 500 euros. Avant d’acheter, exigez toujours les trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale. Vérifiez s’il y a des travaux votés non provisionnés, des impayés importants, des procédures judiciaires. Une copropriété en difficulté peut vous coûter des dizaines de milliers d’euros en appels de fonds exceptionnels. Privilégiez les petites copropriétés récentes avec charges maîtrisées.
Le crédit relais : la solution transition
Si vous vendez un bien pour en acheter un autre à Paris, le crédit relais peut débloquer votre projet. Ce prêt temporaire de 12 à 24 mois vous permet d’acheter avant d’avoir vendu. La banque vous prête 60 à 80% de la valeur estimée de votre bien actuel. Vous remboursez ensuite le crédit relais une fois la vente conclue. Attention aux taux, souvent 0,50 à 1 point au-dessus du crédit classique. Et soyez réaliste sur le prix de vente de votre bien actuel. Un crédit relais sur un bien surévalué peut virer au cauchemar si vous ne trouvez pas acquéreur rapidement.
- Apport 20-30% recommandé Paris : réduit mensualités, améliore taux, rassure banques, économie 15 000-25 000 € sur 25 ans.
- PTZ primo-accédants neuf : jusqu’à 138 000 € sans intérêts, plafond revenus couple 74 000 €, cumul crédit principal possible.
- Prêt Action Logement : 40 000 € à 0,5%, salariés entreprise >10 salariés, cumulable PTZ et crédit classique.
- Crédit relais vente-achat : emprunter 60-80% bien actuel pendant 12-24 mois, taux +0,50 à +1 point, risque si vente traîne.
- Co-emprunt familial : parent co-emprunteur améliore dossier, attention solidarité dette, assurance décès obligatoire.
- Lissage crédit : mensualités constantes malgré PTZ différé, évite variations brutales budget, négocier avec banque.
- Épargne résiduelle 15-20K € minimum : banques vérifient reste à vivre confortable Paris, matelas sécurité imprévus.
Paris vs Province : le calcul qui change tout
Le coût de la vie parisien à intégrer
Acheter à Paris, c’est pas seulement le bien immobilier, c’est tout un mode de vie plus cher. Le loyer médian atteint 41 euros le m² à Paris contre 12 à 15 euros en province. Les charges de copropriété sont deux à trois fois plus élevées. Les courses, les restaurants, les loisirs coûtent 30 à 50% plus cher. Une famille avec deux enfants dépense facilement 500 à 800 euros de plus par mois à Paris qu’à Lyon ou Bordeaux. Sur 25 ans, ça représente 150 000 à 240 000 euros de différence. Intégrez ces coûts dans votre calcul global avant de vous engager.
La revente : Paris garde sa liquidité
L’avantage indéniable de Paris, c’est la liquidité du marché. Un bien correctement prix se vend en 60 à 90 jours maximum. La demande reste ultra-soutenue, portée par les Parisiens, les provinciaux qui montent, les étrangers. En province, même dans les grandes villes, un bien peut rester 6 à 12 mois sur le marché. Cette liquidité est cruciale si vous devez revendre rapidement pour raison professionnelle ou familiale. Paris offre cette flexibilité que peu de villes françaises garantissent.
Le télétravail change la donne
Depuis le Covid, le télétravail a redistribué les cartes. Si vous travaillez 3 jours par semaine à Paris et 2 jours chez vous, est-ce que payer 200 000 euros de plus pour 10 m² supplémentaires vaut le coup ? Beaucoup de mes clients optent maintenant pour un T2 parisien confortable et une petite maison en province. Le mix Paris-province devient la nouvelle norme. Vous gardez votre pied-à-terre parisien pour le boulot et la culture, et vous profitez d’un vrai chez-vous ailleurs le reste du temps. Ça demande de l’organisation mais le gain qualité de vie est énorme.
| Critère | Paris | Lyon / Bordeaux | Écart |
|---|---|---|---|
| Prix moyen au m² | 9 827 € | 4 800 – 5 500 € | +80-105% |
| Budget T3 de 70 m² | 420 000 – 1 000 000 € | 290 000 – 400 000 € | +45-150% |
| Charges copropriété T3 | 200 – 400 €/mois | 100 – 200 €/mois | +100% |
| Loyer médian au m² | 41 € | 14 – 18 € | +130-190% |
| Coût vie mensuel (famille 4 pers.) | 4 500 – 5 500 € | 3 500 – 4 200 € | +25-30% |
| Délai vente moyen | 65 jours | 90 – 180 jours | -38-176% |
| Rendement locatif brut | 3,91% | 4,5 – 5,5% | -15-40% |
Pour qui Paris reste incontournable
Malgré les prix, Paris reste la meilleure option pour certains profils. Les jeunes actifs ambitieux qui veulent faire carrière dans la finance, le luxe, les médias. Les professions libérales (avocats, médecins, architectes) dont la clientèle est parisienne. Les artistes, créatifs, chercheurs qui ont besoin de l’effervescence culturelle et intellectuelle. Les familles qui refusent les compromis sur l’éducation des enfants (lycées d’excellence, activités, langues). Pour ces profils, Paris n’est pas un choix, c’est une nécessité. Le surcoût se justifie par les opportunités professionnelles et la qualité de vie urbaine.
Questions fréquentes sur l’achat immobilier à Paris
Quel est le prix moyen au m² à Paris en 2026 ?
Le prix moyen au mètre carré à Paris s’établit à 9 827 euros en février 2026, avec une hausse de 1,8% sur un an. Cette moyenne cache de fortes disparités entre arrondissements. Les moins chers affichent 7 500 à 8 500 euros le m² (19e, 20e, 13e), les intermédiaires tournent autour de 9 500 à 12 000 euros (11e, 12e, 14e, 15e), et les plus chers dépassent les 13 000 à 15 000 euros (6e, 7e, 8e, 16e). Le 6e arrondissement reste le champion avec 14 595 euros le m². Le marché parisien repart progressivement après deux années de baisse, mais reste 11% en dessous du pic de 2020.
Peut-on acheter à Paris avec un budget de 400 000 euros ?
Oui, avec 400 000 euros, vous pouvez acheter à Paris mais dans les arrondissements accessibles. Ce budget vous permet d’acquérir un T2 de 45 m² dans le 13e, 18e, 19e ou 20e arrondissement. Vous pouvez aussi viser un T1 spacieux de 35 à 40 m² dans le 10e, 11e ou 12e. Ces biens conviennent aux jeunes actifs, couples sans enfant ou investisseurs locatifs. Avec un apport de 15 à 20%, vos mensualités de crédit s’élèveront à environ 1 950 euros sur 25 ans au taux de 3,20%. Privilégiez les secteurs bien desservis par le métro pour faciliter la revente future.
Quels sont les arrondissements les moins chers de Paris ?
Les arrondissements les plus accessibles en 2026 sont le 19e (7 500-8 200 €/m²), le 20e (8 200-8 600 €/m²), le 13e (8 500-9 500 €/m²) et certains secteurs du 18e hors Montmartre (8 000-9 500 €/m²). Ces quartiers attirent les primo-accédants, jeunes actifs et familles avec budget contraint. Ils offrent une bonne desserte en transports, des commerces variés et une vie de quartier dynamique. Le 19e avec les Buttes-Chaumont, le 20e vers Gambetta et le 13e avec son nouveau quartier d’affaires sont en pleine transformation. Évitez les secteurs trop excentrés ou mal desservis qui pénalisent la revente.
Faut-il acheter maintenant ou attendre une baisse des prix ?
En 2026, mieux vaut acheter maintenant qu’attendre une hypothétique baisse. Les taux de crédit se sont stabilisés autour de 3,10-3,25%, bien en dessous du pic de 2023. Les prix parisiens ont déjà baissé de 7% entre 2022 et 2024 avant de repartir à la hausse en 2026. La demande revient progressivement et les vendeurs ajustent leurs prétentions. Si vous attendez une forte baisse, vous risquez de rater le rebond et de payer plus cher dans 12 à 18 mois. En revanche, si votre projet n’est pas mûr (apport insuffisant, situation professionnelle instable), prenez le temps de le consolider. Acheter dans l’urgence à Paris se paie toujours cash.
Comment négocier le prix d’un appartement à Paris ?
La négociation à Paris reste possible mais demande de la méthode. Sur un bien en vente depuis moins de deux mois, vous pouvez espérer obtenir 1 à 3% de remise. Si le bien stagne depuis quatre à six mois, la marge grimpe à 5 à 7%. Pour négocier efficacement, préparez votre argumentation avec des éléments concrets : travaux à prévoir (chiffrez-les), défauts constatés (humidité, bruit, vis-à-vis), DPE médiocre, prix comparables dans l’immeuble ou la rue. Montrez que vous êtes sérieux avec un accord de principe bancaire. Évitez les offres trop basses qui insultent le vendeur. À Paris, un bien correctement prix se vend vite, donc soyez réactif.
Comment Stéphane Plaza Immobilier m’accompagne pour acheter à Paris ?
Nos agences Stéphane Plaza Immobilier à Paris connaissent le marché parisien arrondissement par arrondissement, rue par rue. Nous vous proposons une sélection ciblée de biens correspondant précisément à vos critères et votre budget, sans vous faire perdre de temps avec des visites inutiles. Nos conseillers vous accompagnent à chaque visite pour repérer les défauts cachés et les potentiels cachés. Nous estimons gratuitement les biens qui vous intéressent pour éviter de surpayer. Nos partenaires bancaires négocient pour vous les meilleurs taux de crédit parisiens. Et nous gérons toute la partie administrative jusqu’à la signature chez le notaire. Vous avez un projet d’achat à Paris ? Contactez-nous, la première rencontre est gratuite.
En résumé : réussir son achat à Paris en 2026
Acheter à Paris en 2026, c’est possible mais ça demande stratégie et patience. Retenez les points clés.
- Le marché parisien repart avec une hausse de 1,8% et un prix moyen à 9 827 euros le m², mais reste 11% sous le pic de 2020.
- Les arrondissements accessibles (19e, 20e, 13e) proposent des biens entre 7 500 et 9 500 euros le m², accessibles aux primo-accédants.
- Le 11e explose avec +18% en 2025, les arrondissements de l’est parisien sont en pleine gentrification.
- Pour un T2 de 50 m², prévoyez 300 000 à 750 000 euros selon l’arrondissement, plus 7 à 8% de frais de notaire.
- Un apport de 20 à 30% améliore votre dossier et vous fait économiser des milliers d’euros sur le taux.
- Le PTZ reste accessible pour les primo-accédants dans le neuf, jusqu’à 138 000 euros sans intérêts.
- Les charges de copropriété parisiennes sont élevées (200 à 400 euros/mois pour un T3), vérifiez les trois derniers PV d’AG.
- La revente à Paris reste fluide (60-90 jours) grâce à la demande soutenue, un atout majeur par rapport à la province.
- Le télétravail change la donne : le mix Paris-province devient la nouvelle norme pour gagner en qualité de vie.
- Négociez intelligemment : 1 à 7% de remise possible selon la durée de vente et l’état du bien.
Paris ne pardonne pas les erreurs d’achat. Mais avec les bons conseils, le bon timing et les bons outils, vous pouvez réaliser l’achat de votre vie dans la capitale. Dans mes agences Stéphane Plaza Immobilier, nous aidons chaque jour des Parisiens à concrétiser leur rêve. Alors lancez-vous, mais prenez le temps de bien faire les choses.
Sources : Meilleurs Agents (prix février 2026), PAP.fr, Ritter Immobilier, MonChasseurImmo, Hosman, Vecteur Immobilier, 3S Immo, Actual Immo, notaires de France. Informations vérifiées au 11 février 2026.



