Est-ce le bon moment pour acheter un appartement en 2026 ?

Taux stabilisés 3,5%, prix +2-3% prévus, PTZ revalorisé : 2026 marque un tournant. Découvrez si c’est LE moment d’acheter votre appartement avec notre analyse terrain sans langue de bois.

Après deux années de turbulences (2023-2024) marquées par la flambée des taux d’intérêt, la chute des transactions et des prix immobiliers en correction, 2026 s’annonce comme une année charnière. Le marché immobilier français retrouve son souffle : les taux se stabilisent autour de 3,5%, les prix repartent timidement à la hausse (+2-3% attendus), et surtout, la demande revient. Vous êtes primo-accédant, acheteur potentiel ou simplement en phase de réflexion ? La question qui vous brûle les lèvres est légitime : est-ce vraiment le bon moment pour franchir le pas et acheter un appartement en 2026 ? Ou vaut-il mieux attendre encore une hypothétique baisse des taux ou une correction supplémentaire des prix ?

Dans cet article, je vous livre mon analyse de terrain, sans langue de bois, avec des chiffres sourcés, des exemples concrets et des tableaux comparatifs pour vous aider à prendre la meilleure décision. Que vous visiez Paris, Lyon, Toulouse ou une ville moyenne, vous saurez exactement où vous en êtes et si 2026 est votre fenêtre de tir. Spoiler : pour beaucoup d’entre vous, la réponse est oui. Mais pas pour tout le monde. Décryptage.

Le marché immobilier 2026 : stabilisation après la tempête

Commençons par planter le décor. Le marché immobilier français sort d’une crise historique. En 2023, les taux d’intérêt sont passés de 1% à plus de 4% en quelques mois. Résultat : le pouvoir d’achat immobilier des ménages s’est effondré de 25 à 30%, et le nombre de transactions a chuté à 855 000 ventes en 2024, soit le niveau le plus bas depuis 2015. Les prix, eux, ont corrigé de 5 à 7% dans les grandes métropoles et jusqu’à 18% en Île-de-France pour les maisons.

Mais 2025 a marqué un tournant. Les transactions ont rebondi à 929 000 (+8,6% sur un an), les prix se sont stabilisés (+0,8% en moyenne nationale), et les taux d’intérêt ont cessé leur ascension folle pour se figer autour de 3,25-3,50% depuis le printemps. En ce début 2026, nous ne sommes ni dans l’euphorie de 2021-2022, ni dans la panique de 2023-2024. Le marché respire. C’est ce que les analystes appellent un « rééquilibrage ».

Concrètement, cela signifie trois choses essentielles pour vous, acheteur potentiel :

  • Les vendeurs ont arrêté de baisser leurs prix de façon agressive. La correction est derrière nous dans la majorité des zones. Les prix repartent légèrement à la hausse, mais de manière modérée (+2-3% attendus en 2026 selon Meilleurs Agents et Notaires de France).
  • Les banques financent à nouveau plus facilement les dossiers solides. Après avoir fermé le robinet en 2023-2024, elles reprennent confiance. Le taux d’octroi des prêts immobiliers s’améliore pour les profils avec apport, CDI et taux d’endettement inférieur à 33%.
  • Les acheteurs sont de retour. La demande a retrouvé son niveau de 2021, notamment grâce à des primo-accédants qui avaient mis leur projet en pause et qui reviennent progressivement sur le marché. Cette demande soutenue empêche une nouvelle chute des prix.

Si vous aviez l’espoir secret de voir les taux retomber sous 3% ou les prix s’effondrer de 20%, je vais être franc avec vous : ce scénario est peu probable en 2026. Les taux obligataires (OAT 10 ans) restent tendus autour de 3%, la Banque centrale européenne maintient ses taux directeurs, et l’inflation, bien que maîtrisée (1,3%), empêche une détente massive. Résultat : les taux immobiliers devraient se stabiliser entre 3,25% et 3,50%, voire remonter légèrement de 0,10 à 0,20 points en cours d’année selon les tensions budgétaires françaises.

Traduction concrète : si votre projet est mûr, si vous avez trouvé le bon bien, et si votre financement est bouclé, attendre 2027 dans l’espoir d’une amélioration hypothétique pourrait vous coûter cher. Car dans 12 mois, les prix auront probablement progressé de 2-3% supplémentaires, sans garantie que les taux aient baissé. Vous perdriez donc du pouvoir d’achat immobilier en attendant. C’est le premier argument massue en faveur d’un achat en 2026 : ne pas laisser passer une fenêtre de tir qui pourrait se refermer.

Les taux immobiliers en 2026 : ni euphorie ni catastrophe

Parlons cash : les taux d’intérêt sont LE sujet qui cristallise toutes les angoisses des acheteurs. En décembre 2025, le taux moyen des crédits immobiliers contractés en France s’établit à 3,12% selon l’Observatoire Crédit Logement CSA. C’est légèrement en dessous des 3,50% pratiqués au printemps, mais toujours bien au-dessus des taux historiquement bas de 2020-2021 (autour de 1%). Pour 2026, le consensus des analystes (Crédit Agricole, BPCE, Cafpi, Pretto) table sur une stabilité autour de 3,25-3,50% avec une possible légère remontée de 10 à 20 points de base si les tensions sur les taux obligataires persistent.

Pourquoi cette stabilité et non une baisse franche ? Trois raisons simples : la Banque centrale européenne reste prudente malgré une inflation maîtrisée, les OAT françaises à 10 ans (qui servent de référence pour les taux immobiliers) oscillent autour de 3% en raison des incertitudes budgétaires françaises (déficit, dette), et les banques maintiennent leurs marges pour compenser les risques. Bref, n’attendez pas de miracle. Les taux de 2% ou moins, c’est terminé pour longtemps.

Mais regardons le verre à moitié plein : avec un taux à 3,50% sur 20 ans, vous pouvez encore emprunter des montants très corrects si votre dossier est solide. Exemple concret : un couple avec 4 500 euros de revenus nets mensuels (soit 54 000 euros annuels), sans autres crédits, peut emprunter environ 200 000 euros sur 20 ans avec un apport de 20 000 euros (soit 10%), pour un total de 220 000 euros. C’est suffisant pour acheter un T2 ou T3 dans la majorité des villes françaises hors Paris intra-muros. Certes, vous auriez pu emprunter 250 000 euros avec les mêmes revenus aux taux de 1% de 2021, mais à l’époque, les prix étaient 15% plus élevés qu’aujourd’hui. Le pouvoir d’achat immobilier s’est donc rééquilibré.

Et surtout, l’apport personnel demandé reste raisonnable en 2026 : entre 10 et 20% du prix d’achat selon les banques et votre profil. Certes, c’est plus que les 5% ou 0% de 2021, mais c’est jouable pour des primo-accédants qui ont économisé pendant la crise ou qui bénéficient d’un coup de pouce familial. Les profils les plus solides (CDI ancienneté, revenus stables, pas d’autres crédits, épargne résiduelle après apport) peuvent même négocier des taux légèrement inférieurs à la moyenne, autour de 2,90-3,10%, notamment via les courtiers en crédit immobilier qui comparent les offres bancaires.

PériodeTaux moyen 20 ansCapacité emprunt (4 500€/mois)Prix moyens
2021 (âge d’or)1,00%250 000 €Très élevés (+15% vs 2026)
2023 (crise)4,20%185 000 €En chute (-5 à -7%)
2026 (stabilisé)3,50%200 000 €Reprise +2-3%

Source : Observatoire Crédit Logement CSA, Meilleurs Agents, simulations Stéphane Plaza Immobilier.

Mon conseil ? Faites plusieurs simulations avec des courtiers différents. Négociez votre taux. Et surtout, ne vous laissez pas impressionner par les discours catastrophistes sur les taux. Oui, ils sont plus élevés qu’en 2021. Mais non, ils ne sont pas prohibitifs. Un taux à 3,50% reste historiquement raisonnable si on regarde les 30 dernières années (moyenne autour de 4-5%). L’anomalie, c’était 2020-2021 avec des taux à 1%. Pas 2026.

Les prix immobiliers en 2026 : reprise modérée et inégalités territoriales

Passons maintenant à l’autre élément clé de votre décision : l’évolution des prix immobiliers. Après deux années de correction (2023-2024), les prix de l’immobilier ancien en France ont retrouvé une trajectoire légèrement haussière en 2025 (+0,8% sur un an selon l’INSEE). Mais attention : cette moyenne nationale cache des réalités très différentes selon les villes et les typologies de biens. Les appartements ont mieux résisté que les maisons (+1,3% vs +0,2%), et les grandes métropoles affichent des dynamiques contrastées.

Pour 2026, les prévisions convergent vers une hausse modérée des prix comprise entre +2% et +3% en moyenne nationale. Meilleurs Agents table sur +2,5%, les Notaires de France sur +2%, et Cafpi sur +2 à +3% selon les zones. Cette progression reste inférieure à l’inflation attendue (environ 1,5 à 2%), ce qui signifie que l’immobilier continue de perdre légèrement de la valeur en euros constants. Mais cette hausse suffit à créer une dynamique psychologique importante : les vendeurs reprennent confiance, les acheteurs savent qu’ils ne bénéficieront plus de baisses massives, et le marché se fluidifie.

Décryptage ville par ville des tendances 2026 :

  • Paris : Après une baisse de 9% sur 5 ans, le marché parisien se stabilise. Le prix moyen du mètre carré ancien s’établit à 10 800 euros (+2,3% en 2025). Pour 2026, la tendance est à une légère hausse de 1 à 2%, avec de fortes disparités entre arrondissements. Le 6e, 7e, 8e restent inaccessibles (14 000 à 16 000 euros/m²), tandis que le 13e, 18e, 19e, 20e offrent des opportunités entre 8 000 et 9 500 euros/m².
  • Lyon : Le marché lyonnais rebondit après une correction de 5%. Les prix progressent de +2,5% en 2025 et devraient continuer sur cette lancée en 2026 (+2 à 3%). Prix moyen : 5 200 euros/m². Les quartiers centraux (Presqu’île, 6e) restent chers (7 000 à 8 000 euros/m²), mais Villeurbanne et la proche banlieue offrent des alternatives à 4 000-4 500 euros/m².
  • Toulouse : La ville la plus dynamique de France. Les prix explosent : +3,6% en 2025, et une hausse de 3 à 5% attendue en 2026. Prix moyen : 4 100 euros/m². L’attractivité de Toulouse (aéronautique, qualité de vie, enseignement supérieur) tire les prix vers le haut. Les quartiers Carmes, Saint-Cyprien, Capitole dépassent les 5 000 euros/m².
  • Bordeaux : Après une forte correction en 2023-2024 (-8%), Bordeaux reprend des couleurs avec +3,6% en 2025. Pour 2026, une hausse de 2 à 3% est anticipée. Prix moyen : 5 000 euros/m². Le centre-ville reste cher (6 000 à 7 000 euros/m²), mais la rive droite et Mérignac offrent des opportunités.
  • Nice : Le marché niçois flambe grâce aux retraités aisés et aux investisseurs étrangers. Hausse de 3 à 4% attendue en 2026. Prix moyen : 5 500 euros/m², avec des pointes à 8 000-10 000 euros/m² sur le front de mer.
  • Marseille : Prix attractifs (3 800 euros/m² en moyenne) et forte demande. Hausse de 2,5 à 3% prévue en 2026. Les 7e, 8e, 9e arrondissements sont prisés (4 500 à 5 500 euros/m²), tandis que les 1er et 3e offrent des rendements locatifs intéressants à 3 000-3 500 euros/m².
  • Nantes : Exception notable : Nantes stagne voire baisse légèrement (-0,1% en 2025). Prix moyen : 4 300 euros/m². La ville sort d’une euphorie spéculative 2020-2022 et se rééquilibre. Pour 2026, une stabilité est attendue, voire une légère hausse de 1% maximum.
VillePrix m² 2026Évolution prévue 2026Profil acheteur gagnant
Paris10 800 €/m²+1 à +2%Primo avec apport 20% zones 13e-20e
Lyon5 200 €/m²+2 à +3%Familles proche banlieue
Toulouse4 100 €/m²+3 à +5%Investisseurs locatifs
Bordeaux5 000 €/m²+2 à +3%Couples revenus moyens
Nice5 500 €/m²+3 à +4%Retraités + investisseurs
Marseille3 800 €/m²+2,5 à +3%Primo budget serré
Nantes4 300 €/m²0 à +1%Négociateurs patients

Source : Meilleurs Agents, Notaires de France, baromètres locaux janvier 2026.

La leçon à retenir ? Les prix ne vont plus baisser massivement. Si vous attendez une chute de 20% comme certains le prédisaient en 2023, vous allez attendre longtemps. La demande est revenue, les vendeurs tiennent leurs positions, et les banques financent à nouveau. Résultat : les prix se stabilisent et repartent légèrement. Chaque mois d’attente, c’est 0,15 à 0,25% de hausse en moyenne. Sur un bien à 250 000 euros, ça représente 375 à 625 euros par mois. En un an, vous perdez 4 500 à 7 500 euros de pouvoir d’achat. Réfléchissez-y.

Le PTZ 2026 : un coup de pouce revalorisé pour les primo-accédants

Si vous êtes primo-accédant (c’est-à-dire que vous n’avez pas été propriétaire de votre résidence principale dans les deux dernières années), 2026 est une année particulièrement favorable grâce à la revalorisation du Prêt à Taux Zéro (PTZ). Ce dispositif d’aide de l’État, prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, a été sérieusement boosté dans le cadre du projet de loi de finances 2026. Objectif : faciliter l’accès à la propriété des ménages modestes et intermédiaires qui ont été les grandes victimes de la hausse des taux.

Qu’est-ce qui change concrètement pour vous en 2026 ? Trois évolutions majeures :

  • Revalorisation des plafonds de ressources de 8 à 13% selon les zones géographiques. Traduction : des milliers de ménages qui étaient exclus du PTZ en 2025 y ont désormais accès. Par exemple, un couple avec deux enfants achetant en zone B1 (villes moyennes) pourra désormais gagner jusqu’à 84 000 euros annuels (vs 75 000 euros auparavant) tout en restant éligible au PTZ.
  • Augmentation des montants finançables de +25%. Les plafonds de coût d’opération passent de 79 000-156 000 euros à 99 000-195 000 euros selon les zones. Cela signifie que le PTZ peut financer une part plus importante de votre projet qu’en 2025. Concrètement, si vous achetez un appartement neuf à 250 000 euros en zone B1, le PTZ pourra représenter jusqu’à 40 000 à 50 000 euros (20 à 25% du coût), contre 31 000 à 39 000 euros avant.
  • Prolongation du dispositif jusqu’au 31 décembre 2027, avec une ouverture possible au Bail Réel Solidaire (BRS) pour les acquéreurs successifs. Cette prolongation sécurise le dispositif et évite l’effet couperet de fin d’année.

Comment fonctionne le PTZ 2026 ? C’est un prêt complémentaire, sans intérêts ni frais de dossier, qui vient en complément de votre prêt immobilier principal. Il ne peut jamais financer seul votre achat, mais il réduit significativement votre mensualité en finançant 20 à 50% du projet selon votre profil et la zone. Le remboursement peut être différé de 5 à 15 ans selon vos revenus, ce qui permet de lisser vos charges au début de votre prêt. Durée totale du PTZ : jusqu’à 25 ans.

Exemple concret : Julie, 32 ans, infirmière à Lyon (2 800 euros nets mensuels), achète un T2 neuf à 220 000 euros en zone A. Elle apporte 20 000 euros d’économies. Sans PTZ, elle devrait emprunter 200 000 euros à 3,50% sur 20 ans, soit une mensualité de 1 160 euros (trop élevée pour ses revenus). Avec le PTZ, elle obtient 44 000 euros de prêt à taux zéro (20% du coût), et n’emprunte donc que 156 000 euros auprès de sa banque. Mensualité du prêt principal : 905 euros. Mensualité PTZ (différée 5 ans) : 0 euro pendant 5 ans, puis 183 euros. Total les 5 premières années : 905 euros/mois. C’est jouable avec ses revenus. Sans le PTZ, Julie ne pouvait pas acheter. Avec le PTZ 2026, elle devient propriétaire.

Les conditions d’éligibilité restent strictes mais accessibles : ne pas avoir été propriétaire dans les deux dernières années (sauf handicap ou catastrophe naturelle), acheter un logement neuf conforme à la RE2020, un logement ancien avec au moins 25% de travaux, ou un logement social HLM, et respecter les plafonds de ressources selon votre zone et la composition de votre foyer. Le PTZ est cumulable avec le prêt Action Logement (jusqu’à 40 000 euros à taux 0,5% pour les salariés du privé), certaines aides locales, et évidemment votre prêt immobilier principal.

Zone PTZPlafond revenus couple 2 enfantsMontant max opérationQuotité PTZ max
A bis (Paris centre)94 000 €195 000 €40% (78 000 €)
A (Paris périphérie, Lyon, Marseille, Nice)88 000 €175 000 €40% (70 000 €)
B1 (agglos 250k+ hab, côtes)84 000 €145 000 €40% (58 000 €)
B2 (agglos 50-250k hab)75 000 €130 000 €20% (26 000 €)
C (zones rurales)68 000 €99 000 €20% (19 800 €)

Source : PLF 2026, amendements votés, plafonds revalorisés +8 à 13%.

Mon conseil pour maximiser vos chances d’obtenir le PTZ : préparez votre dossier en amont avec un courtier spécialisé, vérifiez votre éligibilité via les simulateurs officiels (service-public.fr, sites bancaires), anticipez la constitution de votre apport personnel (au moins 10% du prix), et ciblez des biens neufs ou anciens avec travaux dans des zones éligibles. Le PTZ n’est pas automatique : il faut le demander explicitement lors de votre demande de financement. Ne passez pas à côté.

Les profils gagnants et les profils perdants en 2026

Soyons honnêtes : tout le monde n’est pas égal face au marché immobilier de 2026. Certains profils d’acheteurs ont toutes les cartes en main pour acheter dans d’excellentes conditions, tandis que d’autres vont devoir patienter encore un peu ou ajuster leurs critères. Voici mon analyse sans filtre des profils gagnants et perdants.

Les profils GAGNANTS en 2026 :

  • Les primo-accédants avec apport 15-20% et CDI : Vous êtes la cible privilégiée des banques et des dispositifs d’aide (PTZ, prêt Action Logement). Si vous avez économisé pendant la crise, si vous avez un emploi stable et des revenus corrects (45 000 à 60 000 euros annuels pour un couple), vous pouvez acheter dans de très bonnes conditions en 2026. Les banques vous déroulent le tapis rouge, les taux négociés sont accessibles (2,90-3,20%), et le PTZ finance 20 à 40% de votre projet. Ne tardez plus.
  • Les couples bi-actifs en province : Si vous gagnez ensemble 4 500 à 6 000 euros nets mensuels et que vous visez Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Marseille, vous avez un pouvoir d’achat immobilier de 220 000 à 300 000 euros (avec apport 15%). C’est largement suffisant pour acheter un T3 ou T4 dans ces villes. Et vu que les prix devraient encore progresser de 2 à 3% en 2026, c’est maintenant qu’il faut bouger.
  • Les acheteurs DPE-conscients : Si vous avez compris que le diagnostic de performance énergétique est LE critère décisif de 2026 et que vous ciblez des appartements classés A, B ou C, vous avez un avantage concurrentiel énorme. Ces biens se vendent plus vite (délai moyen 45 jours vs 75 jours pour un F ou G), avec une décote limitée à 3-5%, et ils prennent de la valeur (+10% de prime par rapport aux passoires thermiques). Investissez dans la qualité énergétique, ça paye.
  • Les investisseurs locatifs avisés : Si vous cherchez du rendement locatif dans les villes dynamiques (Toulouse, Marseille, Montpellier, Rennes), 2026 est une année favorable. Les prix restent modérés après la correction, la demande locative est tendue (marché étudiant, jeunes actifs), et les rendements bruts oscillent entre 4,5% et 6% selon les zones. Ciblez les petites surfaces (studios, T1, T2) dans les quartiers universitaires ou d’affaires.

Les profils PERDANTS (ou en difficulté) en 2026 :

  • Les acheteurs sans apport : Malheureusement, les banques ont fermé le robinet des prêts à 110% (financement total achat + frais de notaire). En 2026, vous devez impérativement avoir un apport de 10% minimum, idéalement 15-20%, pour décrocher un financement. Si vous n’avez aucune économie, vous devrez attendre, économiser, ou solliciter un don familial.
  • Les célibataires avec revenus modestes (moins de 2 500€/mois) : Avec un salaire de 2 000 à 2 500 euros nets mensuels et un apport limité, votre capacité d’emprunt plafonne à 110 000-130 000 euros. C’est insuffisant pour acheter dans les grandes métropoles. Votre seule option : cibler des villes moyennes ou petites (moins de 50 000 habitants) où les prix sont sous les 2 500 euros/m², ou opter pour un studio de 25-30m² en grande ville.
  • Les acheteurs de passoires thermiques F-G : Si vous envisagez d’acheter un appartement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique pour « faire une bonne affaire », sachez que vous vous engagez dans un gouffre financier. Ces biens subissent une décote de 15 à 25% par rapport aux biens performants, ils sont de plus en plus difficiles à revendre (délai moyen 90 à 120 jours), et vous devrez investir 20 000 à 50 000 euros de travaux de rénovation énergétique pour les remettre aux normes. Sans parler de l’interdiction de location des G depuis 2025 et des F à partir de 2028. Fuyez.
  • Les attentistes qui espèrent un krach : Si vous attendez une chute des prix de 30% ou un retour des taux à 1%, vous allez attendre très longtemps. Le marché s’est rééquilibré. Certes, il n’est pas en surchauffe comme en 2021-2022, mais il n’est pas non plus en crise. Les prix se stabilisent et repartent légèrement. Les taux restent autour de 3,5%. En attendant le scénario parfait qui ne viendra jamais, vous perdez du pouvoir d’achat immobilier chaque mois. Parfois, le mieux est l’ennemi du bien.

Mon verdict : faut-il acheter en 2026 ?

Après avoir épluché les chiffres, analysé les tendances, et décrypté les dynamiques de marché, voici mon verdict sans langue de bois : OUI, 2026 est une bonne année pour acheter un appartement, à condition de remplir trois critères essentiels. Primo, votre projet doit être mûr : vous savez où vous voulez habiter, vous avez défini vos critères (surface, quartier, budget), et vous êtes prêt à vous engager sur 20 à 25 ans. Secundo, votre financement doit être bouclé : vous avez un apport de 10 à 20%, un emploi stable, un taux d’endettement inférieur à 33%, et vous avez obtenu un accord de principe bancaire. Tertio, vous avez trouvé le bon bien : il correspond à vos besoins, il est bien situé, bien classé au diagnostic de performance énergétique (A, B, C), et le prix est cohérent avec le marché.

Si ces trois conditions sont réunies, n’attendez plus. Chaque mois d’attente, c’est du pouvoir d’achat immobilier perdu. Les prix progressent de 0,15 à 0,25% par mois en moyenne nationale. Sur un bien à 250 000 euros, ça représente 375 à 625 euros par mois. En un an, vous perdez 4 500 à 7 500 euros. Sans compter que les taux pourraient remonter légèrement en cours d’année. Bref, si votre projet est prêt, GO.

En revanche, si l’une de ces conditions n’est pas remplie, prenez le temps. Si votre apport est insuffisant, continuez d’économiser 6 à 12 mois. Si votre situation professionnelle est précaire (CDD, intérim, création d’entreprise récente), stabilisez-vous avant de vous lancer. Si vous n’avez pas encore trouvé le bon bien, ne vous précipitez pas sous prétexte que « les prix vont monter ». Mieux vaut attendre 3 mois de plus et acheter le bon appartement plutôt que de craquer sur un bien qui ne vous correspond pas.

Et si vous hésitez encore, posez-vous cette question simple : dans quelle situation voulez-vous être dans 5 ans ? Propriétaire d’un appartement qui aura pris 10 à 15% de valeur (même avec les hausses modérées de 2-3% par an) et dont vous aurez remboursé 20% du capital ? Ou locataire, ayant payé 60 000 à 75 000 euros de loyers (5 ans x 1 000 à 1 250 euros/mois) sans rien construire ? La réponse est dans la question.

Dernier conseil avant de conclure : faites-vous accompagner par des professionnels. Un bon courtier en crédit immobilier peut vous faire économiser 0,20 à 0,30 points de taux, soit 10 000 à 15 000 euros sur la durée totale du prêt. Un bon agent immobilier connaît son marché local, vous évite les pièges (biens surévalués, vices cachés, charges de copropriété explosives), et négocie le prix pour vous. Et un notaire compétent sécurise juridiquement votre achat. Ne faites pas l’impasse sur ces experts. Leur coût est largement amorti par les économies et la sécurité qu’ils vous apportent.

FAQ : vos 6 questions sur l’achat immobilier en 2026

1. Est-ce que les taux immobiliers vont baisser en 2026 ?

Peu probable. Le consensus des analystes (Cafpi, Pretto, Crédit Agricole) table sur une stabilité autour de 3,25-3,50%, voire une légère remontée de 0,10 à 0,20 points si les tensions sur les taux obligataires (OAT 10 ans) persistent. La Banque centrale européenne reste prudente malgré une inflation maîtrisée (1,3%), et les incertitudes budgétaires françaises (déficit, dette) maintiennent une pression sur les taux. N’attendez pas de miracle : les taux de 2% ou moins, c’est terminé pour longtemps. Si vous avez un bon dossier, vous pouvez négocier un taux entre 2,90 et 3,20% via un courtier. C’est déjà très correct.

2. Les prix immobiliers vont-ils continuer de monter en 2026 ?

Oui, mais de manière modérée. Les prévisions convergent vers une hausse de +2 à +3% en moyenne nationale, avec de fortes disparités selon les villes. Toulouse pourrait progresser de +3 à +5%, Nice de +3 à +4%, Lyon et Bordeaux de +2 à +3%, tandis que Nantes stagnera autour de 0 à +1%. Paris devrait augmenter légèrement de +1 à +2%. La correction brutale de 2023-2024 est derrière nous. Les vendeurs tiennent leurs positions, la demande est revenue, et les banques financent à nouveau. Résultat : les prix se stabilisent et repartent. Chaque mois d’attente, vous perdez du pouvoir d’achat immobilier.

3. Quel apport faut-il pour acheter un appartement en 2026 ?

Entre 10 et 20% du prix d’achat, idéalement 15%. Les banques ont durci leurs critères depuis 2023 et ne prêtent quasiment plus à 110% (financement total achat + frais de notaire). Concrètement, pour un appartement à 250 000 euros, prévoyez un apport de 25 000 à 50 000 euros. Cet apport couvre en priorité les frais de notaire (7 à 8% dans l’ancien, 2 à 3% dans le neuf) et rassure la banque sur votre capacité d’épargne. Les profils les plus solides (CDI ancienneté, revenus élevés, épargne résiduelle importante) peuvent parfois obtenir un financement avec 10% d’apport, mais c’est de plus en plus rare. Si vous n’avez aucun apport, vous devrez attendre, économiser, ou solliciter un don familial.

4. Le PTZ 2026 est-il vraiment intéressant pour les primo-accédants ?

Absolument, et plus que jamais. Le PTZ 2026 a été sérieusement revalorisé : plafonds de ressources augmentés de 8 à 13% selon les zones, montants finançables relevés de +25% (99 000 à 195 000 euros selon les zones), et prolongation du dispositif jusqu’au 31 décembre 2027. Concrètement, si vous êtes primo-accédant avec des revenus modestes à intermédiaires (jusqu’à 84 000 euros annuels pour un couple avec deux enfants en zone B1), le PTZ peut financer 20 à 40% de votre projet sans intérêts ni frais de dossier. C’est une aide massive qui réduit votre mensualité de 150 à 300 euros selon le montant du PTZ. Ne passez pas à côté : vérifiez votre éligibilité, faites une simulation, et demandez-le explicitement lors de votre demande de financement.

5. Vaut-il mieux acheter dans le neuf ou dans l’ancien en 2026 ?

Ça dépend de votre situation et de vos priorités. Le neuf offre trois avantages majeurs : frais de notaire réduits (2-3% vs 7-8% dans l’ancien), performance énergétique garantie (RE2020, DPE A ou B), et garanties constructeur (décennale, biennale, parfait achèvement). Vous êtes éligible au PTZ dans toute la France sur le neuf. En revanche, les prix sont 10 à 20% plus élevés que dans l’ancien, et les délais de livraison peuvent être longs (18 à 36 mois en VEFA). L’ancien offre un avantage d’emplacement (quartiers centraux, charme haussmannien, grands volumes) et des prix plus accessibles. Mais attention au DPE : fuyez les passoires F-G qui nécessitent 20 000 à 50 000 euros de travaux de rénovation énergétique. Ciblez des biens classés A, B, C ou D maximum. Mon conseil : comparez les deux, faites des simulations, et choisissez en fonction de votre budget et de vos priorités (emplacement vs performance énergétique).

6. Comment Stéphane Plaza peut m’accompagner dans mon achat immobilier en 2026 ?

Chez Stéphane Plaza Immobilier, on accompagne les acheteurs de A à Z, du premier rendez-vous jusqu’à la signature chez le notaire. Nos conseillers experts connaissent leur marché local sur le bout des doigts : ils savent quels quartiers montent, quels biens sont surévalués, et quelles opportunités saisir. On vous aide à définir vos critères de recherche, à sélectionner les biens correspondant réellement à vos besoins, et à négocier le meilleur prix (on économise en moyenne 3 à 7% à nos clients acheteurs). On coordonne pour vous les visites, le financement (partenariats courtiers), les diagnostics, et le compromis de vente. Et surtout, on vous dit la vérité sans langue de bois : si un bien est trop cher, on vous le dit. Si le quartier n’est pas adapté à vos besoins, on vous oriente ailleurs. Si votre financement n’est pas bouclé, on vous aide à le sécuriser. Bref, on est à vos côtés pour que votre achat immobilier 2026 soit une réussite. Contactez l’agence Stéphane Plaza la plus proche de chez vous pour un premier rendez-vous gratuit et sans engagement.

Sources : Meilleurs Agents (baromètre janvier 2026), Notaires de France (bilan immobilier 2025), Observatoire Crédit Logement CSA (taux décembre 2025), Cafpi (prévisions 2026), Pretto (marché immobilier 2026), INSEE (prix logements anciens T3 2025), PLF 2026 (PTZ revalorisé), Immobilier Danger (prévisions 2026).