Marché immobilier français 2025-2026 : reprise confirmée et perspectives encourageantes

Le marché immobilier français connaît un tournant décisif en cette fin d’année 2025. Après plusieurs années de turbulences, les données récentes publiées par les Notaires de France révèlent une dynamique positive qui se confirme et s’amplifie. Cette embellie touchant l’ensemble du territoire national constitue un signal fort pour tous les acteurs du secteur, qu’ils soient vendeurs, acheteurs ou professionnels de l’immobilier.

La renaissance du marché immobilier ancien

Le volume des transactions immobilières connaît un rebond spectaculaire qui marque véritablement la fin de la période d’attentisme. À fin septembre 2025, le nombre de transactions de logements anciens réalisées sur les 12 derniers mois en France atteint 921 000 unités. Cette performance représente une progression impressionnante de près de 11% sur un an, démontrant le retour de la confiance des Français dans l’investissement immobilier.

Cette dynamique positive s’explique par plusieurs facteurs convergents. D’une part, les acheteurs qui avaient différé leur projet face aux incertitudes économiques reviennent progressivement sur le marché. D’autre part, les conditions d’accès au crédit, bien que toujours encadrées, se sont stabilisées, permettant à davantage de ménages de concrétiser leur projet d’acquisition.

Ce volume de 921 000 transactions témoigne également d’un rééquilibrage entre l’offre et la demande. Les vendeurs, ayant ajusté leurs prétentions tarifaires aux réalités du marché, trouvent plus facilement preneurs. Cette fluidité retrouvée est un excellent indicateur de santé pour l’ensemble du secteur immobilier français.

L’évolution des prix : stabilité et légère croissance

L’analyse des prix immobiliers révèle une différenciation intéressante entre les appartements et les maisons anciennes. Pour les appartements anciens en France métropolitaine, l’indice des prix affiche une progression de 1,3% au troisième trimestre 2025. Cette hausse modérée témoigne d’un marché qui retrouve progressivement de la vigueur sans pour autant s’emballer.

Concernant les maisons anciennes, la progression annuelle des prix est plus contenue avec seulement 0,2%. Cette quasi-stabilité s’explique par une offre plus abondante dans le segment des maisons individuelles, notamment en zones périurbaines et rurales. Les acquéreurs disposent ainsi d’une marge de négociation plus importante qu’auparavant.

Cette évolution différenciée entre appartements et maisons reflète également les nouvelles aspirations des Français. Si le marché des appartements, particulièrement dynamique dans les centres-villes, bénéficie d’une demande soutenue, celui des maisons s’ajuste progressivement à une nouvelle donne immobilière où la localisation et les commodités priment sur la simple recherche d’espace.

Projections pour 2026 : vers une consolidation

Les perspectives pour le quatrième trimestre 2025 et début 2026 confirment et amplifient les tendances observées. Pour les appartements, les projections anticipent une tendance légèrement haussière avec des évolutions annuelles proches de 2%, aussi bien en Île-de-France qu’en province. Cette uniformité géographique de la croissance constitue un fait remarquable, signifiant que l’ensemble du territoire bénéficie de cette dynamique positive.

Le segment des maisons devrait également connaître une légère reprise avec une progression annuelle estimée à 1% en province. L’Île-de-France se distingue avec une hausse plus marquée de 2,1%, reflétant la persistance d’une demande forte pour les maisons dans la région capitale, où l’offre demeure structurellement limitée.

Ces prévisions encourageantes s’appuient sur plusieurs facteurs structurels : la stabilisation des taux d’intérêt, la reprise de l’activité économique et le maintien d’une démographie dynamique dans les zones urbaines. Elles constituent également un signal positif pour les investisseurs et les professionnels qui anticipent désormais un marché plus serein et prévisible.

Le marché du neuf : premiers signes de reprise

Le secteur de l’immobilier neuf, particulièrement malmené ces dernières années, montre enfin des signes tangibles de reprise. Depuis le deuxième trimestre 2025, le marché des appartements neufs affiche de légers mais constants signaux positifs. À fin septembre 2025, le nombre d’appartements neufs vendus en cumul sur les 12 derniers mois affiche une hausse modérée de 2%.

Cette progression, bien que modeste, revêt une importance capitale pour l’avenir du secteur. Elle démontre que les promoteurs immobiliers parviennent progressivement à ajuster leur offre aux nouvelles attentes des acquéreurs en termes de localisation, de prestations et surtout de prix. Les programmes neufs deviennent ainsi plus attractifs face à l’ancien rénové.

Néanmoins, la prudence reste de mise. Le volume actuel des transactions demeure inférieur de 35% à celui constaté il y a deux ans. Ce différentiel important rappelle que le chemin vers une normalisation complète du marché du neuf reste long. Les promoteurs devront poursuivre leurs efforts d’adaptation, notamment en matière de performances énergétiques et de prix de vente, pour reconquérir pleinement la confiance des acheteurs.

Terrains à bâtir : un secteur toujours en difficulté

À contre-courant de la tendance générale, le marché des terrains à bâtir continue sa chute vertigineuse. Les chiffres sont sans appel : le volume des transactions en cumul sur 12 mois a été réduit d’un tiers en un an, passant de 70 000 transactions au troisième trimestre 2023 à seulement 45 000 au troisième trimestre 2024.

Cette dégringolade s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs défavorables. Les contraintes réglementaires de plus en plus strictes, notamment la loi Zéro Artificialisation Nette, limitent considérablement la disponibilité de terrains constructibles. Parallèlement, l’explosion des coûts de construction décourage de nombreux candidats à la construction individuelle, qui se rabattent sur l’achat dans l’ancien ou le neuf.

Cette situation pose des questions importantes pour l’avenir de l’habitat individuel en France. Le rêve traditionnel de la maison avec jardin construit sur son propre terrain devient de plus en plus difficile à concrétiser, particulièrement pour les primo-accédants. Les professionnels du secteur devront trouver des solutions innovantes pour maintenir une offre de terrains accessible tout en respectant les objectifs environnementaux.

Conclusion

L’année 2025 marque indéniablement un tournant positif pour le marché immobilier français. Avec 921 000 transactions et une hausse de 11%, l’immobilier ancien retrouve des couleurs. Les projections pour 2026 confirment cette tendance haussière modérée, tant pour les appartements que pour les maisons. Le secteur du neuf amorce également sa reprise, même si le volume reste en retrait. Seul le marché des terrains à bâtir continue de souffrir, victime des nouvelles réglementations environnementales et de la hausse des coûts de construction. Dans ce contexte globalement favorable, les acquéreurs et investisseurs peuvent aborder 2026 avec un optimisme mesuré, tandis que les professionnels doivent rester attentifs aux évolutions réglementaires et aux attentes changeantes des clients.

FAQ – Questions fréquentes sur le marché immobilier 2025-2026

Quel est le nombre de transactions immobilières réalisées en France en 2025 ?

À fin septembre 2025, le nombre de transactions de logements anciens réalisées au cours des 12 derniers mois en France s’élève à 921 000, soit une hausse de près de 11% sur un an. Cette progression témoigne d’un retour de la dynamique sur le marché immobilier après une période d’attentisme.

Comment évoluent les prix de l’immobilier ancien en 2025 ?

Les prix des appartements anciens progressent de 1,3% au troisième trimestre 2025 en France métropolitaine, tandis que les maisons anciennes affichent une hausse plus modeste de 0,2%. Cette différenciation s’explique par une demande plus soutenue pour les appartements, notamment en zones urbaines.

Quelles sont les prévisions d’évolution des prix pour 2026 ?

Les projections pour le quatrième trimestre 2025 et début 2026 anticipent une tendance légèrement haussière avec des évolutions proches de 2% pour les appartements, aussi bien en Île-de-France qu’en province. Pour les maisons, les prévisions indiquent une progression de 1% en province et de 2,1% en Île-de-France.

Le marché du neuf se porte-t-il mieux en 2025 ?

Le marché des appartements neufs montre de légers signes de reprise depuis le deuxième trimestre 2025, avec une hausse modérée de 2% du nombre d’appartements vendus à fin septembre 2025. Toutefois, le volume des transactions reste inférieur de 35% à celui constaté il y a deux ans, indiquant que la reprise reste fragile.

Pourquoi le marché des terrains à bâtir est-il en difficulté ?

Le nombre de transactions de terrains à bâtir a été réduit d’un tiers en un an, passant de 70 000 transactions au troisième trimestre 2023 à 45 000 au troisième trimestre 2024. Cette chute s’explique par les contraintes réglementaires croissantes (loi Zéro Artificialisation Nette) et l’augmentation importante des coûts de construction.

Source des données : Notaires de France – Bilan immobilier 2025